FAQ | Municipales 2026

Certaines questions reviennent souvent lorsque nous présentons notre projet pour Écully.
Nous y répondons ici de manière claire et directe, afin d’éviter les malentendus et les caricatures qui accompagnent parfois les campagnes municipales.

Positionnement politique et valeurs

Han, mais vous êtes de gauche !
(ou « des gauchiasses », « pas assez à gauche », « l’armée russe va débarquer à Écully », selon votre degré d’angoisse politique du moment)
Notre réponse :

Certaines personnes de la liste se situent à gauche.
D’autres se situent à droite.
Et certaines ne se reconnaissent plus vraiment dans ces étiquettes.

Ce qui nous réunit n’est pas une orthodoxie politique, mais une vision de la commune fondée sur l’humanisme, au sens exigeant du terme. Au sens où les franc-maçons l’entendent : Une manière de remettre l’humain au cœur des décisions publiques, avant les postures, les réflexes idéologiques ou les effets de manche.

À l’échelle d’une commune, les clivages nationaux expliquent rarement comment on entretient des trottoirs, comment on protège les plus fragiles, comment on dialogue avec les habitants ou comment on gère l’argent public avec sérieux.

Notre ligne est simple : agir concrètement, avec méthode, honnêteté et sens des responsabilités. Le reste relève davantage des fantasmes que de la politique locale.

Vous allez vous attaquer aux religions ?
Notre réponse :

Non.
Et, pour être parfaitement clair, ce n’est même pas un sujet.

La France est un pays laïque. Cela signifie que l’État et les collectivités publiques ne se mêlent pas des pratiques religieuses, et que les religions ne dictent pas l’action publique.
Cette séparation est ancienne, stable et largement partagée, y compris à Écully.

Nous n’avons ni la vocation, ni le désir, ni la compétence pour nous intéresser à ce que chacun croit, pratique ou ne pratique pas.
Les convictions religieuses relèvent de la sphère privée, au même titre que les convictions philosophiques… ou leur absence.

Comme dans toute société humaine, notre liste rassemble :

  • des personnes croyantes, de différentes religions,
  • des personnes athées,
  • des personnes agnostiques,
  • et beaucoup de gens qui considèrent simplement que leur spiritualité n’a rien à faire dans un programme municipal.

Ce qui nous importe, ce n’est pas ce que chacun croit, mais comment nous vivons ensemble, dans le respect du droit, des libertés individuelles et de l’égalité entre habitantes et habitants.

À l’échelle d’une commune, la laïcité n’est pas une arme idéologique.
C’est un cadre apaisant, qui permet à chacun de vivre ses convictions sans qu’elles deviennent un sujet de conflit ou d’instrumentalisation politique.

Et pour dissiper toute inquiétude restante : nous avons déjà largement de quoi faire avec les écoles, les parcs, les associations, la santé de proximité, les finances communales et la participation citoyenne.

Finances de la commune et gestion publique

Vous allez faire exploser les finances de la commune !
(avec tous vos projets)
Notre réponse :

Non.
Et c’est précisément parce que nous prenons les finances publiques au sérieux que nous voulons en changer l’usage.

Depuis plusieurs années, la commune adopte une gestion extrêmement prudente, parfois présentée comme une vertu en soi. Les comptes sont stables, l’endettement est faible, les marges existent. Sur le papier, tout va bien.

Le problème n’est pas la rigueur.
Le problème, c’est ce qu’on en fait.

Une gestion financière qui consiste principalement à ne rien faire finit par produire un résultat très concret : peu de projets, peu d’investissements, peu d’anticipation, et une commune qui s’adapte lentement, voire pas du tout, aux évolutions sociales, démographiques et climatiques.

Être responsable financièrement, ce n’est pas empiler des excédents.
C’est utiliser l’argent public pour améliorer concrètement la vie des habitants, au bon moment, avec méthode et transparence.

Au moins, avec l’équipe en place, les finances sont bien tenues.
Notre réponse :

Elles sont surtout sous-utilisées.

Oui, les comptes sont stables. Oui, l’endettement est faible.
Mais une commune n’est pas un concours de bonne tenue comptable.

Depuis des années, Écully dispose de marges financières réelles… qui n’ont pas été transformées en projets structurants.

Résultat :

  • peu d’investissements,
  • peu d’anticipation,
  • peu d’ambition collective.

Une gestion qui se félicite surtout de ne rien faire finit par produire exactement cela : rien.

Mais au moins, ils n’ont pas fait n’importe quoi.
Notre réponse :

Ne pas faire n’importe quoi, ce n’est pas la même chose que ne rien faire du tout.

Sur le plan financier, l’équipe sortante a été conservatrice.

Sur le plan politique, elle a été légère.

Légère dans l’anticipation des besoins :

  • bâtiments vieillissants,
  • équipements sous-dimensionnés,
  • retard pris sur la transition écologique,
  • réponses tardives aux enjeux sociaux et sanitaires.

Gérer, ce n’est pas seulement éviter les erreurs.
C’est assumer des choix. Et depuis trop longtemps, les choix sont reportés.

À force de “prudence”, on a surtout pratiqué l’esquive.
Les finances ont été tenues, certes, mais la commune est restée à l’arrêt.

Écully n’a pas besoin d’un comptable qui serre le frein à main.
Elle a besoin d’une équipe capable de tenir le volant, de regarder la route, et d’accepter que diriger une commune consiste parfois à avancer plutôt qu’à attendre que tout devienne urgent.

La bonne gestion ne consiste pas à laisser dormir l’argent public.
Elle consiste à l’utiliser quand il est encore temps.

Vous allez exploser les impôts et mettre la commune en faillite
Notre réponse :

Réponse courte : non.
Réponse honnête : gérer, ce n’est pas faire peur avec la calculette.

Écully est une commune riche, avec une capacité d’investissement confortable et un endettement maîtrisé.
Le problème n’est pas l’absence de marges.
Le problème, c’est qu’on a choisi de ne pas les utiliser.

Depuis des années, l’équipe sortante brandit la “bonne gestion” comme un totem. En réalité, elle a surtout pratiqué une politique du tiroir fermé : on garde les finances propres, on reporte les décisions, et on laisse les équipements vieillir en silence.

Or, ne pas investir aujourd’hui, c’est payer plus cher demain :

  • rénovations repoussées qui deviennent urgences coûteuses,
  • transition écologique retardée qui alourdit les factures énergétiques,
  • services publics sous-dimensionnés qui génèrent des coûts sociaux indirects.

Nous ne proposons ni dépenses inconsidérées, ni promesses hors-sol.

Nous proposons une gestion rigoureuse avec une direction, des priorités claires et des investissements utiles.

La vraie imprudence, ce n’est pas d’investir.
C’est de faire semblant que tout va bien pendant que la commune s’use.

Et soyons clairs : si “ne rien faire” était une stratégie financière brillante, Écully serait déjà un modèle national.
Ce n’est manifestement pas le cas.

La dette, c’est dangereux
Notre réponse :

La dette n’est dangereuse que lorsqu’elle est subie ou mal maîtrisée.

À Écully, la capacité d’endettement existe depuis longtemps.
Ne jamais l’utiliser n’est pas une vertu. C’est un choix politique.

Un investissement utile, étalé dans le temps, cofinancé et maîtrisé, c’est souvent une décision responsable, pas une dérive.

Refuser par principe tout investissement, c’est :

  • laisser vieillir le patrimoine communal,
  • reporter les coûts sur les mandats suivants,
  • perdre des financements extérieurs disponibles.

C’est exactement ce qui s’est produit.

Donc vous critiquez la gestion actuelle ?
Notre réponse :

Oui. Calmement, factuellement, mais clairement.

La majorité sortante a été :

  • prudente sur le papier,
  • timide dans l’action,
  • légère dans la projection à long terme.

Elle a choisi la sécurité comptable plutôt que l’investissement collectif.
Nous faisons un autre choix : une gestion sérieuse, mais utile.

Gérer une commune, ce n’est pas seulement tenir les comptes.
C’est donner une direction.
Et sur ce point, Écully est à l’arrêt.

Mais pourquoi changer, puisque ça fonctionne à peu près 
Notre réponse :

Oui, Écully ne va pas mal.
Mais elle pourrait aller beaucoup mieux.

Depuis plusieurs mandats :

  • les projets structurants sont rares,
  • les transformations sont timides,
  • les décisions importantes sont sans cesse repoussées.

Ce n’est pas de la stabilité.
C’est une gestion à courte vue, fondée sur l’idée que le statu quo suffit.

Nous pensons exactement l’inverse : ne rien faire aujourd’hui, c’est préparer les problèmes de demain.

Écologie et transition

Votre programme est très écolo. Vous allez nous imposer une écologie punitive ?
(variantes : ‘vous êtes des khmers verts’ ou ‘des ayatollahs du compost’.
Notre réponse :

Non. Et ce fantasme mérite qu’on s’y attarde deux minutes.

L’écologie punitive, c’est un slogan.
Une formule pratique pour éviter de parler du réel.
Ce que nous proposons n’a rien à voir avec des interdictions absurdes ou une morale culpabilisante.

Nous parlons de choses très concrètes :

  • bâtiments publics qui consomment trop,
  • îlots de chaleur,
  • mobilités mal pensées,
  • dépendance énergétique,
  • alimentation industrielle de mauvaise qualité,
  • santé dégradée par l’environnement.

Ce ne sont pas des lubies idéologiques.
Ce sont des faits.

L’écologie, ça complique la vie
Notre réponse :

Non.
Ce qui complique la vie, c’est de ne rien anticiper.

L’écologie punitive, c’est :

  • laisser des logements surchauffer l’été,
  • laisser exploser les factures d’énergie,
  • laisser vieillir les équipements,
  • laisser les générations suivantes payer l’addition.

Nous faisons exactement l’inverse.

Notre écologie est préventiveprotectrice et pragmatique :

  • moins de dépenses contraintes,
  • plus de confort au quotidien,
  • une commune plus fraîche, plus saine, plus agréable à vivre.

Si c’est ça être punitif, alors oui, on assume de punir… le gaspillage et l’improvisation.

L’écologie, c’est un truc de bobos
Notre réponse :

C’est probablement l’argument le plus confortable… et le plus déconnecté du réel.

Les premières personnes touchées par :

  • la hausse des factures d’énergie,
  • la mauvaise isolation,
  • la chaleur en ville,
  • la qualité de l’air,
  • l’alimentation industrielle,

ne sont pas des “bobos”.Ce sont les familles modestes, les seniors, les enfants.

L’écologie, ce n’est pas un supplément d’âme.
C’est une politique de protection du quotidien.

Refuser d’agir au nom d’un prétendu bon sens populaire, c’est surtout refuser de voir qui paie déjà le prix de l’inaction.

Et, soyons honnêtes : qualifier de “bobo” toute politique qui anticipe, c’est souvent une façon (plus ou moins) élégante de justifier l’immobilisme.

Mobilités et voiture

Vous allez embêter les automobilistes
Notre réponse :

Non. Nous allons arrêter d’organiser le chaos.

Aujourd’hui, ce sont justement les automobilistes qui sont pénalisés :

  • circulation mal lisible,
  • conflits permanents avec piétons et cyclistes,
  • stationnement mal pensé,
  • embouteillages inutiles sur des trajets courts.

Ce n’est pas une fatalité, c’est un manque de choix.

Notre approche est simple : moins de désordre, plus de cohérence.

Mieux organiser les circulations, sécuriser les trajets courts, offrir des alternatives crédibles, c’est :

  • faire gagner du temps à celles et ceux qui doivent prendre la voiture,
  • réduire les tensions,
  • améliorer la sécurité de tous.

Punir l’automobiliste, ce serait continuer à ne rien faire et laisser les problèmes s’aggraver.
Nous préférons régler les choses.

Vous êtes contre la voiture
Notre réponse :

Non. Nous sommes contre l’absurde.

La voiture reste indispensable pour :

  • de nombreuses familles,
  • les personnes âgées,
  • les personnes à mobilité réduite,
  • les déplacements professionnels,
  • les zones mal desservies.

Faire semblant de l’ignorer serait ridicule.

En revanche, croire que tout déplacement doit se faire en voiture, y compris quand ce n’est ni pratique ni nécessaire, est une impasse.

Notre ligne est claire :

  • la voiture quand elle est utile,
  • d’autres solutions quand elles sont plus simples,
  • et surtout, moins de conflits entre usagers.

Ce n’est pas une guerre des modes de transport.
C’est une question d’organisation intelligente de l’espace public.

Rythme du changement

Vous allez tout changer trop vite
Notre réponse :

Non. Mais nous allons arrêter de faire semblant que rien ne change.

Le climat change.
Les coûts de l’énergie changent.
Les contraintes sanitaires changent.
Les attentes des habitantes et habitants changent.

Ce qui est irréaliste, ce n’est pas d’agir.
C’est de croire qu’on peut continuer comme avant sans conséquence.