La citoyenneté locale ne se limite pas au vote. Elle se joue dans la manière dont une commune écoute, explique, associe et rend des comptes.
À Écully, beaucoup d’habitants ont le sentiment que les décisions descendent, sans cadre stable de dialogue, sans continuité, et sans espace clair pour remonter les besoins du terrain. Cela nourrit l’incompréhension, parfois la lassitude, et souvent l’idée que “tout est déjà décidé”.
Nous proposons de réinstaller une démocratie municipale simple et régulière : des lieux de discussion identifiés, des engagements de transparence, et une participation qui n’est ni un décor, ni un alibi. Une commune bien gouvernée est une commune qui sait entendre, arbitrer, puis expliquer.
C’est aussi une question d’efficacité. Quand les usages et les irritants sont repérés tôt, les projets avancent mieux, coûtent moins cher, et créent moins de tensions.
Notre projet pour la citoyenneté, la participation et la vie de quartier à Écully
Réunions de quartier et dialogue territorial
Vision politique
Réinstaller un dialogue régulier entre la commune et ses habitants est une condition de la confiance démocratique.
La participation ne doit ni se limiter à des consultations ponctuelles, ni se réduire à une communication descendante. Elle suppose des espaces identifiés, une régularité assumée et des interlocuteurs clairement désignés.
Cette mesure vise à sortir d’une gouvernance verticale pour construire une relation continue, lisible et respectueuse entre élus, services municipaux et habitants.
Mise en oeuvre concrète
Chaque quartier bénéficie d’au moins une réunion publique annuelle, animée par un élu référent clairement identifié.
Une infolettre citoyenne communale assure le suivi des projets, rend compte des décisions prises et permet la remontée structurée des besoins.
Les associations locales sont associées en amont des projets structurants, et des temps de concertation sont systématiquement organisés avant les décisions ayant un impact significatif sur la vie des quartiers.
Faisabilité, financement et chiffrage
La compétence est strictement communale et la faisabilité élevée, reposant principalement sur l’organisation et la constance dans le temps.
Le budget est estimé entre 40 000 et 60 000 euros par an, couvrant la logistique des réunions, les supports de communication et la coordination administrative.
Le financement relève du budget de fonctionnement communal, avec une possibilité de soutien départemental pour les dispositifs de concertation citoyenne.
Votations citoyennes locales sur les projets structurants
Vision politique
Organiser des votations citoyennes locales, ce n’est pas déléguer le pouvoir de décision, c’est assumer une méthode démocratique claire.
La commune conserve sa responsabilité politique, mais choisit d’éclairer ses décisions par l’avis des habitants lorsque les projets engagent durablement le cadre de vie, l’urbanisme ou l’organisation des services publics.
Cette approche vise à sortir des décisions descendantes et des conflits tardifs, en instaurant un dialogue préalable, lisible et assumé.
Mise en oeuvre concrète
La commune identifie les projets structurants susceptibles de faire l’objet d’une votation citoyenne.
Chaque consultation est précédée d’une réunion publique obligatoire, présentant les enjeux, les contraintes juridiques et financières, ainsi que les différentes options possibles.
Une plateforme de participation en ligne permet de recueillir les votes et contributions, d’assurer la transparence du processus et de publier systématiquement les résultats, accompagnés de la décision finale du conseil municipal et de sa justification.
Faisabilité, financement et chiffrage
Les votations locales relèvent de la compétence communale et sont juridiquement sécurisées dès lors qu’elles sont consultatives.
La faisabilité est élevée, reposant sur des outils numériques éprouvés et une organisation administrative légère.
Le budget est estimé entre 30 000 et 50 000 euros par an, incluant la plateforme numérique, l’animation des consultations, la communication et la modération.
Le financement peut mobiliser un soutien métropolitain à hauteur de 20 à 30 % sur le volet participation citoyenne, le solde relevant du budget de fonctionnement communal.
Expression publique et visibilité de la vie associative
Vision politique
Redonner une place visible à l’expression associative et citoyenne relève d’un choix démocratique assumé.
Une commune vivante ne se limite pas à sa communication institutionnelle : elle doit aussi rendre visibles les initiatives locales, les engagements bénévoles et les formes ordinaires de participation.
En organisant des espaces d’expression clairs et encadrés, la municipalité affirme que la parole citoyenne et associative fait partie intégrante de l’espace public.
Mise en oeuvre concrète
La commune installe des panneaux d’expression libre dans chaque quartier, identifiés, accessibles et régulièrement entretenus.
Des espaces dédiés sont réservés à la communication associative, en complément des supports municipaux existants.
Une charte de citoyenneté est élaborée et diffusée auprès des associations et des habitants afin de fixer un cadre commun, respectueux et non partisan de l’expression publique.
La communication municipale relaie davantage les initiatives locales, en lien avec les associations et les collectifs de quartier.
Faisabilité, financement et chiffrage
La compétence est pleinement communale et la faisabilité élevée.
Le budget est estimé entre 50 000 et 80 000 euros, couvrant la fabrication, l’implantation et l’entretien des panneaux sur le mandat.
Le financement repose majoritairement sur l’autofinancement communal, avec des possibilités de soutien régional sur le volet vie associative et, de manière plus incertaine, métropolitaine sur l’animation sociale.
Une participation volontaire des associations peut être envisagée pour certains supports ou usages spécifiques.
Assurer une relation directe, régulière et traçable entre les habitants et les élus
Vision politique
La démocratie locale ne peut se limiter aux élections ou à des échanges informels.
Assurer une relation directe entre habitants et élus implique non seulement de l’écoute, mais aussi de la traçabilité, du suivi et une réponse lisible.
Cette mesure vise à instaurer un lien continu, structuré et responsable, où chaque demande formulée trouve une réponse identifiée, suivie et, lorsque cela est pertinent, intégrée à l’action municipale.
Mise en oeuvre concrète
Mise en place d’une permanence téléphonique et numérique régulière du maire et des élus, complétée par des permanences tournantes dans les quartiers.
Chaque demande fait l’objet d’un enregistrement administratif, d’une orientation vers le service compétent et d’un retour systématique vers l’habitant.
Les thématiques récurrentes et délais de traitement sont consolidés de manière anonymisée afin d’alimenter le pilotage municipal.
Faisabilité, financement et chiffrage
La compétence est strictement communale et la faisabilité élevée.
Le budget est estimé entre 15 000 et 25 000 euros par an, couvrant l’organisation, les outils de suivi, la formation des agents et la communication.
Le financement relève intégralement du budget de fonctionnement communal.
Budget citoyen écologique et social
Vision politique
Le budget citoyen n’est pas un outil de communication, mais un levier de coresponsabilité.
Il permet aux habitants de proposer, de prioriser et de suivre des projets concrets, tout en rendant visible l’usage de l’argent public.
Associé à des indicateurs publics, il renforce la confiance, l’appropriation locale et la crédibilité de l’action municipale.
Mise en oeuvre concrète
Création d’un budget annuel dédié aux projets portés par les habitants, dans les domaines écologique, social ou de cadre de vie.
Les projets sont proposés, débattus, puis soumis au vote selon des règles claires.
Chaque projet retenu fait l’objet d’un suivi public précisant son état d’avancement, son coût réel et ses effets concrets, jusqu’à sa réalisation complète.
Faisabilité, financement et chiffrage
La compétence est communale, avec un appui possible de la Métropole sur certains volets.
Le budget est fixé à 100 000 euros par an.
Le financement repose à 90 % sur l’autofinancement communal, complété à hauteur de 10 % par des dispositifs métropolitains liés à l’écologie et à la cohésion sociale.
Mise en place d’indicateurs publics de suivi de l’action municipale
Vision politique
Rendre compte de l’action publique ne relève pas de la communication, mais de l’honnêteté intellectuelle et de la cohérence démocratique.
Des indicateurs publics permettent de sortir des postures, des effets d’annonce et des débats idéologiques pour revenir à des faits partagés.
Cette mesure vise à créer une culture commune du suivi, fondée sur des données simples, assumées et accessibles, au service à la fois des habitants, des élus et des agents municipaux.
Elle favorise la synergie entre services, renforce la cohésion de l’action municipale et installe un rapport de confiance durable, fondé sur la clarté plutôt que sur la promesse.
Mise en oeuvre concrète
Définition d’un socle d’indicateurs transversaux couvrant :
- l’état de la commune,
- l’avancement réel des projets municipaux,
- le suivi des engagements du programme.
Ces indicateurs sont construits à partir de données déjà produites par les services, mises en forme de manière homogène et lisible.
Ils sont publiés régulièrement sur le site de la commune et utilisés comme outil de pilotage interne, facilitant la coordination entre élus, directions et agents.
Chaque projet structurant dispose ainsi d’un cadre clair, partagé et documenté, évitant les redondances, les malentendus et les arbitrages tardifs.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée, car la mesure repose principalement sur l’organisation, la normalisation et la valorisation de données existantes.
Le coût est faible et maîtrisé, intégré au fonctionnement courant des services, sans investissement lourd ni logiciel complexe.
En contrepartie, le gain est réel :
- clarification des priorités,
- facilitation du travail des agents,
- sécurisation administrative des décisions,
- meilleure continuité de l’action publique dans le temps.
Le financement relève du budget communal de fonctionnement, avec des bénéfices durables en efficacité, en lisibilité et en cohérence globale.
Créer une maison de quartier aux Sources, pôle de services, d’activités et de convivialité
Vision politique
Le quartier des Sources concentre une population dense et diverse, sans disposer aujourd’hui d’un lieu clairement identifié pour accéder aux services, se rencontrer et faire vivre les initiatives locales.
Créer une maison de quartier, c’est affirmer une politique de proximité assumée, qui reconnaît les besoins spécifiques du territoire et renforce la cohésion sociale sans stigmatisation ni mise à l’écart.
Mise en oeuvre concrète
Création ou rénovation d’un équipement unique regroupant, dans un lieu lisible et accessible :
- une antenne municipale,
- une salle polyvalente,
- des espaces pour les associations,
- des salles d’activités culturelles et musicales,
- un point postal,
- une épicerie sociale et solidaire,
- des permanences sociales et des ateliers.
Le lieu fonctionne comme une plateforme de services et de vie locale, ouverte à l’ensemble des habitants du quartier et au-delà.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est bonne, sous réserve d’identifier un site existant à rénover ou un foncier mobilisable.
Le budget est estimé entre 500 000 et 1 000 000 d’euros, selon l’ampleur des travaux et des aménagements.
Le financement peut mobiliser la Métropole (cohésion sociale), la Région, la CAF (structures sociales), la DSIL, complétés par un autofinancement communal maîtrisé.
Ouvrir une antenne du centre social au centre-ville pour renforcer l’accompagnement de proximité
Vision politique
L’action sociale n’est efficace que si elle est accessible. L’éloignement géographique du centre social actuel limite l’accès de nombreux habitants, notamment les familles modestes, les seniors et les personnes isolées.
Implanter une antenne en centre-ville, c’est assumer une politique sociale de proximité, visible et non stigmatisante, inscrite dans le quotidien urbain.
Mise en oeuvre concrète
Création d’un second pôle du centre social, situé en cœur de ville, accueillant :
- des permanences de médiation sociale,
- une aide aux démarches administratives,
- des ateliers de soutien,
- des temps d’accueil dédiés aux familles et aux seniors,
- des actions collectives et réunions à taille humaine.
Cette antenne fonctionne en articulation directe avec le centre social principal, sans doublon, mais avec une offre complémentaire orientée vers l’accueil et l’orientation.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée, sous réserve de disposer d’un local adapté en centre-ville.
Le budget est estimé entre 150 000 et 250 000 euros par an, incluant le fonctionnement, les permanences et les actions proposées.
Le financement repose principalement sur la CAF (agrément centre social), complétée par le Département et la commune.
Mettre à disposition un lieu municipal de convivialité accessible à tous les habitants
Vision politique
La convivialité ne relève pas de l’anecdotique. Elle constitue un levier essentiel de cohésion sociale, de prévention de l’isolement et de vitalité démocratique.
En offrant un lieu municipal simple, accueillant et ouvert aux usages du quotidien, la commune reconnaît que les liens sociaux se construisent aussi hors des dispositifs formels, dans des espaces où l’on peut se réunir, célébrer et échanger librement.
Mise en oeuvre concrète
Création ou aménagement d’une salle municipale modulable, réservée en priorité aux habitants et aux associations locales, permettant :
- l’organisation de fêtes familiales,
- des événements associatifs,
- des ateliers ouverts au public,
- des rencontres intergénérationnelles,
- des réunions de quartier informelles.
Le lieu fonctionne sur un principe de réservation simple, à coût maîtrisé, avec un règlement d’usage clair garantissant l’équité d’accès et le respect du voisinage.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée, sous réserve de l’identification d’un local communal existant ou mobilisable.
Le budget est estimé entre 50 000 et 150 000 euros, selon l’état du bâtiment et les aménagements nécessaires (mobilier, équipements, mise aux normes).
Le financement peut associer la commune, la Région et la DSIL, avec un coût de fonctionnement limité une fois l’équipement créé.
Déployer une application municipale de participation et de suivi de l’action publique
Vision politique
L’application Écully & Vous n’est pas un outil de communication, mais un instrument démocratique.
Elle vise à garantir à chaque habitant un accès simple, continu et traçable à la parole publique, indépendamment de son âge, de sa disponibilité ou de sa proximité avec les cercles institutionnels.
En centralisant les contributions, les demandes et le suivi des projets, la commune affirme une exigence d’écoute, de transparence et d’honnêteté intellectuelle dans l’action municipale.
Mise en oeuvre concrète
Déploiement d’une application municipale unique regroupant :
- un cahier de doléances numérique permanent,
- une boîte à idées ouverte et modérée,
- des sondages et consultations thématiques,
- un baromètre citoyen trimestriel,
- le suivi des demandes avec réponse et statut visibles,
- un tableau de bord public des projets du mandat,
- des notifications ciblées par thématique ou quartier.
L’outil est accessible sur smartphone et ordinateur, complété par des QR-codes et un accompagnement dans les équipements publics afin de garantir l’inclusion numérique.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée : des solutions éprouvées existent et peuvent être adaptées sans développement lourd.
Le budget est estimé entre 20 000 et 45 000 euros, selon le niveau de personnalisation et d’interconnexion avec les services municipaux.
Le financement repose sur la commune, avec des cofinancements possibles de la Région au titre de la transition numérique et des dispositifs liés à la participation citoyenne.
Cet investissement constitue un gain stratégique durable : il structure le dialogue, facilite le travail des services municipaux en centralisant les demandes, et évite la dispersion des sollicitations informelles.
Faire de l’échange, du don et du partage un pilier de la vie locale
Vision politique
Cette mesure affirme une écologie du quotidien, concrète et accessible, fondée sur l’entraide plutôt que sur la contrainte.
En soutenant le don, la réparation, le partage de savoir-faire et la gratuité, la commune favorise une solidarité active, intergénérationnelle, et redonne une valeur sociale aux gestes simples.
Il s’agit de renforcer le lien entre habitants, de réduire les déchets et de rendre visibles les compétences locales, sans marchandisation ni lourdeur institutionnelle.
Mise en oeuvre concrète
La commune met à disposition un lieu dédié aux ateliers participatifs, animé par des associations ou des collectifs d’habitants, accueillant réparation, bricolage, cuisine, jardinage, troc de savoir-faire et partage de matériel.
Un dispositif de dons et de troc est organisé tout au long de l’année, complété par une gratiféria annuelle ouverte à tous.
Ces actions s’inscrivent dans une logique d’économie circulaire locale et de transmission intergénérationnelle, en lien avec les structures existantes (centre social, jardins partagés, Repair Cafés).
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est forte, reposant sur des formats légers, éprouvés et adaptables à des locaux municipaux peu utilisés.
Le budget est estimé entre 100 000 et 150 000 euros sur le mandat, incluant l’aménagement du lieu, le matériel de base, la coordination et la logistique de la gratiféria.
Le financement mobilise la Métropole et le Département (économie circulaire, cohésion sociale), la Région, un appui du budget participatif communal, ainsi que des apports en nature (bénévolat, dons d’outillage, partenariats associatifs).
Faciliter l’accès des habitants au service de collecte des encombrants (service métropolitain)
Vision politique
Garantir un cadre de vie propre et digne passe aussi par l’accès effectif aux services existants. Lorsque la Métropole met en place un dispositif utile mais peu lisible, la commune doit jouer pleinement son rôle de relais, d’explication et d’accompagnement, afin que tous les habitants puissent en bénéficier, y compris les publics les moins à l’aise avec le numérique.
Mise en oeuvre concrète
La commune assurera une information claire et régulière sur le service métropolitain de collecte des encombrants sur rendez-vous.
Un accompagnement sera proposé via :
- une communication ciblée auprès des seniors et des personnes isolées.
- le site internet communal et les supports papier,
- l’accueil en mairie et au CCAS pour l’aide à la prise de rendez-vous,
- des relais de proximité (maisons de quartier, centre social),
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est immédiate, le service existant étant déjà opéré par la Métropole.
Le coût pour la commune est très limité, essentiellement lié à la communication et au temps d’accueil des agents, intégré au fonctionnement courant.
Le financement relève du budget communal de fonctionnement, sans investissement spécifique.
Ouvrir l’espace public aux initiatives citoyennes de végétalisation
Vision politique
La transition écologique ne se décrète pas uniquement par des grands projets. Elle se construit aussi à hauteur de trottoir, par des gestes simples, visibles et appropriables. En donnant aux habitants la possibilité de végétaliser l’espace public, la commune reconnaît leur capacité à prendre soin de leur cadre de vie et transforme l’écologie en pratique quotidienne partagée.
Mise en oeuvre concrète
La commune mettra en place un permis de végétaliser clair et accessible, autorisant la création de micro-jardins de trottoir et la végétalisation des pieds d’arbres, dans le respect de l’accessibilité et des usages.
La mairie assurera :
- une charte précisant les engagements réciproques (entretien, sécurité, accessibilité).
- l’instruction simplifiée des demandes,
- l’accompagnement technique pour la création des fosses,
- une première dotation en plantes, terre ou matériel,
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée : ces dispositifs sont éprouvés dans de nombreuses communes et reposent sur des aménagements légers.
Le budget est estimé entre 30 000 et 40 000 euros par an, couvrant les matériaux, l’appui technique et la communication.
Le financement mobilise la Métropole (biodiversité, trame verte), la Région, et un autofinancement communal maîtrisé.
Ouverture des commissions communales : Associer les associations et les usagers aux décisions locales
Vision politique
La décision publique gagne en justesse lorsqu’elle s’appuie sur l’expérience de celles et ceux qui vivent directement les politiques menées. Ouvrir certaines commissions communales aux associations et aux usagers concernés, notamment dans les domaines social, du logement, de la jeunesse et de la transition, permet de renforcer la transparence, d’améliorer la qualité des décisions et de sortir d’une gouvernance strictement verticale.
Mise en oeuvre concrète
La commune ouvrira, à titre consultatif, certaines commissions thématiques à des représentants associatifs et à des usagers concernés, dans un cadre clairement défini.
Cette ouverture pourra notamment concerner le CCAS, les commissions sociales, logement ou jeunesse.
Une charte de participation précisera le rôle des participants, les règles de fonctionnement, la confidentialité éventuelle des échanges et les modalités de restitution des travaux.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée : le cadre juridique permet déjà l’association d’acteurs extérieurs aux instances consultatives.
Le budget est estimé entre 10 000 et 20 000 euros par an, couvrant l’organisation des réunions, la production de synthèses et une formation de base des participants.
Le financement repose principalement sur le budget communal, avec une possibilité de soutien du Département pour les dispositifs relevant du champ social.
Travaux d’intérêt collectif encadrés et rémunérés : Associer participation citoyenne et utilité locale
Vision politique
La participation citoyenne ne doit pas se limiter à la consultation.
Elle peut aussi prendre la forme d’un engagement concret, utile à la collectivité et reconnu.
Mettre en place des travaux d’intérêt collectif rémunérés permet d’associer des habitants, notamment des jeunes ou des personnes éloignées de l’emploi, à la vie locale, dans un cadre clair, digne et respectueux du droit du travail.
Mise en oeuvre concrète
La commune organisera des chantiers d’intérêt collectif ponctuels et encadrés, portant sur des missions simples et utiles : entretien léger d’espaces publics, remise en état de sentiers, appui logistique lors d’événements communaux, actions de propreté ou de convivialité.
Les participants seront recrutés sur la base du volontariat, via des conventions précises définissant la durée, la mission, l’encadrement et la rémunération.
Les chantiers seront pilotés par les services municipaux ou en partenariat avec des structures d’insertion.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est bonne, sous réserve d’un cadrage juridique rigoureux et d’un encadrement adapté. Ce type de dispositif existe déjà dans plusieurs communes et s’appuie sur des formats éprouvés.
Le budget est estimé entre 60 000 et 100 000 euros par an, incluant les indemnisations, l’encadrement et le matériel.
Le financement repose sur le budget communal, complété par des participations de la Métropole et du Département au titre de l’insertion et de l’accompagnement vers l’emploi.
Organiser des journées citoyennes de nettoyage pour faire de la protection de la nature un engagement collectif et visible
Vision politique
La protection de l’environnement ne repose pas uniquement sur des politiques publiques lourdes.
Elle passe aussi par des gestes collectifs simples, visibles et partagés.
Les journées citoyennes de nettoyage permettent de sensibiliser concrètement à la préservation des espaces naturels tout en renforçant le lien entre habitants, associations et commune.
Mise en oeuvre concrète
La commune organisera plusieurs journées de nettoyage de la nature chaque année, dans les espaces boisés, les parcs, les zones naturelles et les abords de cheminements.
Ces actions seront menées en partenariat avec les associations environnementales locales, les conseils de quartier et les établissements scolaires volontaires.
La municipalité assurera la coordination, la fourniture du matériel, la communication et la valorisation des initiatives.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée. Il s’agit d’actions légères, éprouvées et faciles à organiser, reposant sur l’engagement volontaire des habitants et le tissu associatif existant.
Le budget est estimé entre 8 000 et 12 000 euros par an, couvrant le matériel, la communication et la coordination logistique.
Le financement mobilise la Métropole à hauteur d’environ 20 %, le budget communal pour 70 %, et des partenariats associatifs pour les 10 % restants.
Garantir un espace d’expression public clair, stable et égalitaire pour les partis politiques et les associations
Vision politique
La liberté d’expression politique et associative fait partie du socle démocratique local.
Aujourd’hui, son absence de cadre lisible conduit à l’affichage sauvage, à des conflits d’usage et à une invisibilisation des initiatives locales.
Créer des panneaux d’affichage permanents et identifiés permet d’assurer une égalité d’accès à l’expression publique, en dehors des périodes électorales, tout en clarifiant l’espace urbain.
Il s’agit d’une mesure simple, neutre politiquement, mais essentielle au bon fonctionnement de la vie démocratique locale.
Mise en oeuvre concrète
La commune installera des panneaux d’affichage permanents, répartis de manière équilibrée sur le territoire, réservés aux partis politiques et aux associations.
Un règlement d’usage précisera les conditions d’affichage, les formats autorisés, la durée d’exposition et les responsabilités d’entretien.
Ces panneaux seront distincts de la communication municipale et clairement identifiés comme espaces d’expression libre, hors campagnes électorales réglementées.
Faisabilité, financement et chiffrage
La faisabilité est élevée : ce dispositif est déjà en place dans de nombreuses communes et ne pose pas de difficulté juridique ou technique.
Le coût est limité et ponctuel, estimé entre 20 000 et 30 000 euros, incluant la fabrication, l’implantation et l’entretien initial des panneaux.
Le financement relève du budget d’investissement communal, sans nécessité de cofinancement externe.
Sources & bibliographie
Données statistiques et méthodologiques
- Éléments méthodologiques issus des travaux de l’INHESJ et de l’ONDRP.
- Données démographiques locales (Insee).
Références juridiques et institutionnelles
- Code de la Sécurité intérieure, cadre juridique de la police municipale.
- Dispositifs métropolitains et préfectoraux de prévention et de tranquillité publique.
- Cadres nationaux relatifs à la prévention routière.
Sources locales et internes
- Observations de terrain réalisées en 2024–2025 dans le cadre du groupe municipal.
- Informations communales relatives à l’éclairage public et aux interventions des agents municipaux.
