Sécurité & tranquillité publique

La sécurité ne se limite pas à la répression. Elle commence par des espaces publics praticables, des cheminements lisibles, un éclairage adapté, des services de santé accessibles et une action sociale coordonnée.

À Écully, la commune dispose de leviers concrets : éclairage, espaces publics, médiation, prévention, équipements, information du public. Elle agit aussi avec la Métropole, l’État et les associations. La priorité est claire : protéger d’abord les publics les plus exposés, sans renoncer à la tranquillité de tous.

Une politique de santé et de solidarité concrète pour Écully

Garantir la sécurité du quotidien par la prévention, l’urbanisme et la transparence
Vision politique

La sécurité n’est pas d’abord une affaire d’armement, de slogans ou de démonstration d’autorité.

Elle se construit dans la durée, par la qualité des espaces publics, la lisibilité des déplacements, l’accès aux soins de proximité, la prévention des violences et la protection des personnes les plus exposées.

À Écully, la sécurité du quotidien concerne d’abord les enfants, les seniors, les personnes en situation de handicap et l’ensemble des habitants dans leurs usages ordinaires : se déplacer, accéder aux services, circuler la nuit, vivre sans crainte dans l’espace public.

Notre approche repose sur une idée simple mais exigeante :

une commune agit efficacement pour la sécurité lorsqu’elle anticipe les risques, réduit les situations dangereuses, coordonne ses acteurs et rend des comptes.

La tranquillité publique ne se décrète pas. Elle se construit par l’urbanisme, l’éclairage utile, la médiation, la prévention routière, la santé publique et une action municipale lisible, cohérente et assumée.

Mise en oeuvre concrète

Cette doctrine se traduit par une action municipale structurée autour de plusieurs axes complémentaires :

  • Sécurisation des espaces publics par l’aménagement :trottoirs praticables, traversées piétonnes lisibles, abords d’écoles apaisés, continuités piétonnes et cyclables protégées.
  • Éclairage public repensé :lutte contre les zones noires réellement dangereuses, limitation de l’éblouissement inutile, éclairage orienté vers les usages plutôt que vers la surenchère lumineuse.
  • Prévention routière active :sécurisation des carrefours, lutte contre le stationnement dangereux, réduction des vitesses excessives dans les secteurs résidentiels et scolaires.
  • Santé et secours de proximité :développement d’une maison médicale de garde, déploiement de défibrillateurs accessibles, protocoles canicule et grand froid, information claire des habitants.
  • Prévention des violences :prise en compte des violences sexistes et sexuelles, des violences intrafamiliales, des situations de vulnérabilité, avec des dispositifs d’orientation, de médiation et de coopération avec les acteurs compétents.
  • Médiation et prévention sociale :lutte contre les nuisances par une approche graduée combinant dialogue, prévention et verbalisation ciblée lorsque nécessaire.

L’ensemble de ces actions repose sur une coordination étroite entre les services municipaux, la Métropole, les établissements scolaires, les acteurs de santé, les associations et les services de l’État.

Faisabilité, financement et chiffrage

La faisabilité de cette doctrine est élevée.

Elle mobilise essentiellement des compétences déjà exercées par la commune : voirie de proximité, éclairage, équipements, prévention, médiation, information du public.

Les principaux leviers sont :

  • les budgets d’investissement ciblés sur la voirie et l’éclairage,
  • les subventions métropolitaines et régionales liées aux mobilités, à la santé publique et à l’adaptation climatique,
  • les partenariats avec les acteurs associatifs et institutionnels,
  • une meilleure coordination administrative, sans création de structures lourdes.

Les coûts sont majoritairement intégrés aux budgets existants ou réorientés vers des actions plus efficaces.

Les dépenses nouvelles restent maîtrisées et priorisées selon leur impact réel sur la sécurité du quotidien.

Cette approche permet d’améliorer concrètement la tranquillité publique sans alourdir durablement les finances communales, tout en produisant des effets visibles, mesurables et durables pour les habitants.

Encadrer la police municipale par la transparence, la formation et le contrôle démocratique
Vision politique

À Écully, l’armement de la police municipale est un fait acquis.
Il n’est ni nié, ni instrumentalisé, ni érigé en totem politique.

Le véritable enjeu n’est donc plus de savoir s’il faut armer ou non, mais comment cet armement est encadré, contrôlé, justifié et rendu intelligible aux habitants comme aux agents eux-mêmes.

Dans la Métropole de Lyon, l’armement des polices municipales s’est généralisé sans débat structuré, sans cadre commun et sans obligation de rendre compte publiquement.
Cette situation crée un paradoxe : un outil potentiellement létal est déployé localement, mais sans doctrine d’usage rendue publique, sans suivi transparent et sans évaluation démocratique.

Notre position est claire : une police municipale armée n’est acceptable que si elle est professionnelle, strictement encadrée, formée, suivie et contrôlée.

La transparence n’est pas un affaiblissement de l’autorité.
Elle est au contraire une condition de sa légitimité.

Mise en oeuvre concrète

La mise en place repose sur des mécanismes simples, mesurables et juridiquement solides :

  • Publication annuelle obligatoire d’un rapport public, comprenant :
    • l’arrêté préfectoral d’armement,
    • la liste des agents autorisés,
    • les attestations de formation initiale et continue (CNFPT),
    • les données d’entraînement obligatoires,
    • un bilan anonymisé du suivi médical et psychologique.
  • Audit indépendant annuel confié à un organisme extérieur qualifié (juriste spécialisé et moniteur agréé), portant sur :
    • la conformité légale,
    • les procédures d’intervention,
    • la doctrine d’usage de la force,
    • la gestion du stress et des risques psychosociaux.
  • Adoption d’une charte publique de l’usage de la force, conforme au Code de la sécurité intérieure, cosignée par le maire et la direction de la police municipale, présentée chaque année en conseil municipal.
  • Création d’un comité citoyen de suivi, composé d’habitants tirés au sort et de représentants associatifs, chargé d’examiner le rapport annuel, de formuler des recommandations et d’auditionner le chef de service si nécessaire.
  • Communication municipale claire et régulière, via :
    • une page dédiée sur le site de la commune,
    • la publication du rapport annuel,
    • des réponses publiques aux questions des habitants.

Cette organisation protège à la fois les agents, les habitants et l’institution municipale, en sortant le sujet de la police municipale du registre émotionnel ou idéologique.

Faisabilité, financement et chiffrage

La faisabilité est forte.

Le maire dispose de l’ensemble des leviers juridiques nécessaires pour imposer ces exigences dans le cadre des autorisations préfectorales existantes.

Le coût annuel est modéré et compatible avec le budget d’une commune de 18 000 habitants :

  • Audit externe indépendant : 8 000 à 12 000 €
  • Suivi médical et psychologique renforcé : 5 000 à 8 000 €
  • Comité citoyen (logistique, indemnités symboliques) : 1 500 à 3 000 €
  • Mise en forme et publication du rapport : 1 000 à 2 000 €

Soit un coût total estimé entre 16 000 et 25 000 € par an.

Le financement repose principalement sur le budget communal de fonctionnement sécurité, avec des possibilités de :

  • Mobilisation du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD),
  • Mutualisation de certains moyens (formations, suivi psychologique) avec des communes voisines,
  • Appui du CNFPT pour certaines formations.

Pour un coût maîtrisé, cette mesure permet :

  • Une sécurité réelle, fondée sur la méthode plutôt que sur l’affichage.
  • Une confiance accrue entre habitants et police municipale,
  • Une meilleure protection des agents,
  • Une réduction des risques opérationnels,
  • Un débat public apaisé,
  • Une sécurité réelle, fondée sur la méthode plutôt que sur l’affichage.
Éclairage public utile et raisonné
Vision politique

L’éclairage public est l’un des leviers les plus concrets de la sécurité du quotidien.
Il conditionne la manière dont les habitants se déplacent le soir, perçoivent leur environnement et s’approprient l’espace public.

À Écully, l’enjeu n’est ni de suréclairer, ni de céder à une logique anxiogène, mais de rassurer sans éblouir, de sécuriser sans dramatiser, et d’adapter la lumière aux usages réels.

Un éclairage mal réparti crée des zones noires qui nourrissent le sentiment d’insécurité.
Un éclairage excessif génère du gaspillage énergétique, de la pollution lumineuse et une dégradation du cadre de vie.

Notre approche repose sur un principe simple : une lumière utile, sobre et intelligemment répartie, pensée à la fois pour la sécurité des déplacements, la qualité des espaces publics et la transition énergétique.

Mise en oeuvre concrète

La mise en œuvre s’appuie sur une démarche progressive, technique et concertée :

  • Cartographie fine de l’éclairage communal, afin d’identifier :
    • les zones noires (quartiers, parcs, arrêts de bus, traversées piétonnes),
    • les zones de suréclairage,
    • les équipements obsolètes ou énergivores.
  • Remplacement progressif des anciens luminaires par des LED à intensité variable, adaptées aux contextes urbains (voirie, parcs, cheminements).
  • Installation de capteurs de présence dans les zones piétonnes, cyclables et les parcs, permettant :
    • un éclairage réduit en l’absence de passage,
    • une montée en intensité à l’approche d’un usager,
    • une baisse immédiate de la consommation électrique.
  • Réduction de l’éblouissement dans les secteurs sensibles :
    • carrefours,
    • abords d’écoles,
    • voies étroites et zones résidentielles.
  • Intégration systématique du plan lumière dans chaque projet de réfection de trottoir ou d’espace public, en lien avec la végétalisation et le mobilier urbain.
  • Mise en place d’un outil de signalement citoyen, permettant aux habitants d’identifier les zones mal éclairées ou problématiques.

Cette méthode permet d’agir rapidement sur les secteurs prioritaires, tout en inscrivant l’éclairage public dans une logique d’aménagement cohérente et durable.

Faisabilité, financement et chiffrage

La faisabilité technique est élevée.

L’éclairage public est une compétence communale, avec des appuis techniques et financiers mobilisables auprès de la Métropole, de la Région et de l’ADEME.

Les travaux peuvent être réalisés par phases sur la durée du mandat, en ciblant en priorité les zones sensibles et en coordonnant les interventions avec les chantiers de voirie existants.

Le budget estimé est compris entre 350 000 et 450 000 euros sur l’ensemble du mandat, incluant :

  • le remplacement des luminaires prioritaires,
  • l’installation de capteurs de présence,
  • les réglages techniques,
  • la signalétique et les adaptations ponctuelles.

Le financement repose sur :

  • les aides de la Métropole de Lyon (transition énergétique, sécurité des déplacements),
  • les subventions régionales,
  • les dispositifs ADEME de rénovation énergétique,
  • l’autofinancement communal, partiellement compensé par les économies d’énergie générées.

Les effets attendus sont mesurables :

  • valorisation visible des espaces publics.
  • baisse de 35 à 45 % de la consommation électrique liée à l’éclairage public,
  • disparition progressive des zones noires,
  • amélioration du confort et de la sécurité des déplacements nocturnes,
  • réduction de la pollution lumineuse,
Prévention routière locale et sécurisation des déplacements
Vision politique

La sécurité routière est l’un des premiers déterminants de la qualité de vie locale.
Elle concerne directement les enfants, les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite, mais aussi l’ensemble des habitants dans leurs déplacements quotidiens.

À Écully, l’enjeu n’est pas de multiplier les interdictions ou les dispositifs répressifs, mais de réduire les vitesses réelles, de rendre les comportements plus prévisibles et de sécuriser les espaces de circulation là où les usages se croisent.

La prévention routière repose d’abord sur l’aménagement : une rue bien conçue incite naturellement à rouler moins vite, à stationner correctement et à partager l’espace public.
Elle suppose également une action municipale visible, cohérente et assumée, combinant pédagogie, dissuasion ciblée et protection effective des cheminements piétons.

Mise en oeuvre concrète

La démarche proposée repose sur un plan local de prévention routière articulé autour de sept axes opérationnels :

  1. Diagnostic complet des situations à risque :
    • vitesses réellement pratiquées,
    • zones d’accidentologie,
    • carrefours dangereux,
    • secteurs de stationnement anarchique.
  2. Aménagements de modération de la vitesse :
    • plateaux traversants,
    • chicanes légères,
    • resserrement ponctuel des voies,
    • marquages au sol clairs et lisibles.
  3. Lutte contre le stationnement dangereux, en particulier :
    • sur les trottoirs,
    • aux abords des passages piétons,
    • autour des écoles et des axes commerçants,via une combinaison de bornes physiques et de verbalisation ciblée.
  4. Installation de radars pédagogiques à l’entrée des quartiers et dans les zones sensibles, afin de rendre visible la vitesse réelle et d’agir sur les comportements.
  5. Sécurisation des carrefours prioritaires, en coordination avec la Métropole :
    • amélioration de la visibilité,
    • traitement des angles morts,
    • éclairage adapté,
    • ajustement des feux piétons lorsque nécessaire.
  6. Campagnes locales de prévention, à destination :
    • des parents,
    • des collégiens et lycéens,
    • des associations sportives et culturelles,pour favoriser la cohabitation des usagers.
  7. Coordination permanente entre la commune, la Métropole et la police municipale, afin d’ajuster les dispositifs en fonction des usages et des retours de terrain.

Cette approche permet d’agir rapidement, sans attendre de lourds projets d’infrastructure, tout en améliorant immédiatement la sécurité ressentie et réelle.

Faisabilité, financement et chiffrage

La compétence est partagée : la voirie relève de la Métropole, mais le maire dispose du pouvoir de police pour la circulation et le stationnement. Cette articulation permet une mise en œuvre efficace, à condition d’une coordination étroite avec les services métropolitains.

La faisabilité est forte. Les aménagements sont légers, modulables et peuvent être déployés progressivement sur la durée du mandat.

Le budget estimé se situe entre 300 000 et 440 000 euros sur l’ensemble du mandat, répartis comme suit :

  • aménagements légers de voirie : 250 000 à 350 000 €,
  • radars pédagogiques (4 à 6 unités) : 20 000 à 40 000 €,
  • signalétique, marquage et mobilier : 30 000 à 50 000 €.

Le financement peut mobiliser :

  • la Métropole de Lyon (mobilités et sécurité des déplacements),
  • la Région (sécurité routière),
  • l’État via le Plan Départemental d’Actions de Sécurité Routière (PDASR),
  • l’autofinancement communal pour les travaux de proximité.

Les effets attendus sont concrets et mesurables :

  • sécurisation accrue des déplacements des enfants, des seniors et des personnes à mobilité réduite.
  • baisse des vitesses réelles dans les zones résidentielles,
  • réduction des accidents et quasi-accidents autour des écoles,
  • reprise en main des trottoirs par les piétons,
  • diminution des conflits d’usage dans l’espace public,
Tranquillité autour des écoles et des parcs
Vision politique

La tranquillité autour des écoles et des parcs est un marqueur essentiel de la qualité de vie locale.
Ce sont des lieux du quotidien, fréquentés par des publics vulnérables, enfants, familles, seniors, où la sécurité ne se décrète pas par la répression mais se construit par l’aménagement, la présence humaine et la lisibilité des usages.

À Écully, les abords scolaires concentrent plusieurs tensions récurrentes : vitesse excessive, stationnement anarchique, conflits d’usage, nuisances sonores.
Les parcs, quant à eux, doivent rester des espaces de repos et de sociabilité, et non des zones de transit ou de crispation.

L’objectif est clair : apaiser durablement ces lieux, sans dramatisation, en combinant des dispositifs simples, visibles et partagés, capables de sécuriser les déplacements, de réduire les nuisances et de restaurer un climat de confiance.

Mise en oeuvre concrète

Compétence

La compétence est partagée : la commune pilote les espaces publics, la concertation et la présence humaine, tandis que la Métropole intervient sur la voirie. Cette articulation est aujourd’hui bien maîtrisée pour ce type de dispositifs.

Faisabilité

La faisabilité est forte, à condition d’anticiper la concertation avec les établissements scolaires et les parents. Les aménagements sont légers, réversibles et peuvent être déployés progressivement sur l’ensemble du mandat.

Budget estimé

Le budget est compris entre 165 000 et 265 000 euros sur la durée du mandat, répartis de la manière suivante :

  • Aménagements légers autour des écoles : 120 000 à 180 000 euros
  • Mobilier, végétalisation et signalétique : 30 000 à 60 000 euros
  • Dispositifs de rue scolaire (barrières, marquages) : 15 000 à 25 000 euros

Financement

Le financement peut mobiliser :

  • La Métropole de Lyon, via les programmes “Rues scolaires” et “Écoles apaisées”
  • La Région, pour les aménagements scolaires
  • L’autofinancement communal, pour les travaux de proximité
  • Le budget participatif, de manière ponctuelle, pour les éléments de végétalisation et de mobilier

Effets attendus

Les effets attendus sont concrets et directement perceptibles :

  • Amélioration sensible de l’image des quartiers résidentiels et du centre-ville
  • Réduction du trafic motorisé aux abords des écoles
  • Diminution du stationnement dangereux et des tensions aux heures de pointe
  • Cadre plus calme et plus sûr pour les enfants et les familles
  • Meilleure appropriation des parcs comme lieux de repos et de sociabilité
Faisabilité, financement et chiffrage

La compétence est partagée :

la commune pilote les espaces publics, la concertation et la présence humaine, tandis que la Métropole intervient sur la voirie. Cette articulation est aujourd’hui bien maîtrisée sur ce type de dispositifs.

La faisabilité est forte, à condition d’anticiper la concertation avec les établissements scolaires et les parents. Les aménagements sont légers, réversibles et déployables progressivement sur le mandat.

Le budget estimé se situe entre 165 000 et 265 000 euros sur l’ensemble du mandat, répartis comme suit :

  • aménagements légers autour des écoles : 120 000 à 180 000 €,
  • mobilier, végétalisation et signalétique : 30 000 à 60 000 €,
  • dispositifs de rue scolaire (barrières, marquages) : 15 000 à 25 000 €.

Le financement peut mobiliser :

  • la Métropole de Lyon (programmes “Rues scolaires” et “Écoles apaisées”),
  • la Région (aménagements scolaires),
  • l’autofinancement communal pour les travaux de proximité,
  • éventuellement le budget participatif pour les éléments de végétalisation et de mobilier.

Les effets attendus sont concrets :

  • amélioration sensible de l’image des quartiers résidentiels et du centre-ville.
  • réduction du trafic motorisé aux abords des écoles,
  • diminution du stationnement dangereux et des tensions aux heures de pointe,
  • cadre plus calme et plus sûr pour les enfants et les familles,
  • meilleure appropriation des parcs comme lieux de repos et de sociabilité,
Garantir une accessibilité réelle de l’espace public pour les seniors et les personnes en situation de handicap.
Vision politique

Faire de l’accessibilité un pilier concret de la sécurité du quotidien.
Une commune praticable réduit les chutes, l’isolement et les renoncements aux déplacements, tout en améliorant le confort de l’ensemble des habitants.

Mise en oeuvre concrète

Réaliser un diagnostic communal d’accessibilité, puis déployer progressivement des cheminements sans obstacles : suppression des ressauts, amélioration des pentes, bancs réguliers, éclairage adapté et signalétique lisible.
Mettre en place un numéro unique communal pour signaler les difficultés d’accès et prioriser les interventions.

Faisabilité, financement et chiffrage

La compétence est communale, avec des cofinancements possibles de la Métropole, de la Région et de l’État.
La faisabilité est élevée, les interventions pouvant être intégrées aux chantiers de voirie existants.
Le budget est estimé entre 235 000 et 365 000 euros sur le mandat, financé par des aides à l’accessibilité et l’autofinancement communal.

Lutter concrètement contre les violences sexistes et sexuelles et garantir un accueil de proximité aux victimes.
Vision politique

Les violences sexistes et sexuelles constituent l’une des réalités les plus massives, les plus sous-déclarées et les plus destructrices de notre société. Elles traversent tous les milieux sociaux, tous les âges et tous les territoires. Leur invisibilité n’est pas un hasard, elle est le produit de la peur, de l’isolement, de la complexité des démarches et, trop souvent, d’un renvoi de responsabilité entre institutions.

Une commune ne détient ni la compétence judiciaire ni l’autorité pénale. En revanche, elle est le premier échelon de confiance du quotidien. C’est souvent à la mairie, à l’école, au centre de loisirs, à la médiathèque ou au gymnase que les premiers signaux apparaissent. Ne rien organiser, c’est laisser ces signaux se perdre.

La responsabilité municipale consiste donc à rendre visible ce qui est aujourd’hui diffus, à simplifier ce qui est aujourd’hui fragmenté, et à garantir que toute personne confrontée à une situation de violence sache immédiatement où s’adresser, sans crainte, sans jugement et sans parcours kafkaïen.

Cette politique ne repose ni sur la stigmatisation ni sur l’affichage moral. Elle repose sur la méthode, la formation, la coordination et la transparence. Elle vise à protéger les victimes, à sécuriser les professionnels confrontés à ces situations et à installer durablement une culture locale de prévention, d’écoute et de responsabilité collective.

En structurant un accueil clair, en formant les agents et en coordonnant les acteurs, la commune affirme une chose simple et décisive : sur son territoire, le silence n’est plus une option et l’errance institutionnelle n’est plus acceptable.

Mise en oeuvre concrète

La mise en œuvre repose sur un principe simple : former tous les agents susceptibles d’être en contact avec des victimes ou des situations à risque, et organiser une coordination locale efficace, sans empiéter sur les compétences de l’État.

La commune met en place un plan de formation obligatoire pour :

  • les agents municipaux en contact avec le public (accueil, CCAS, services jeunesse, culture, sport),
  • les personnels éducatifs et périscolaires,
  • la police municipale, en particulier sur l’accueil, l’écoute, l’orientation et la protection des victimes, y compris mineures.

Ces formations portent sur la reconnaissance des situations de violences sexistes et sexuelles, l’écoute sans jugement, la confidentialité, les mécanismes de signalement et l’orientation vers les dispositifs compétents. Elles s’appuient sur les modules du CNFPT et sur des associations spécialisées agréées.

Parallèlement, la commune propose à la Préfecture la mise en place de sessions de formation territorialisées, ouvertes aux forces de sécurité intervenant sur le territoire communal, dans un cadre partenarial clairement défini.

Ces formations, co-organisées avec les services de l’État, visent à harmoniser les pratiques locales d’accueil, d’orientation et de coordination autour des situations de VSS, sans remise en cause des chaînes hiérarchiques ni des compétences régaliennes.

La commune peut assurer l’ingénierie, la logistique et une partie du financement de ces sessions, afin de faciliter la participation des acteurs concernés et de renforcer la cohérence des réponses apportées aux victimes à l’échelle locale.

Enfin, ces actions s’inscrivent dans un réseau local de prévention et de prise en charge des VSS, réunissant la mairie, la police municipale, les services de l’État, les associations spécialisées, les établissements scolaires et les acteurs de santé, avec des temps de coordination réguliers.

Faisabilité, financement et chiffrage

La compétence est partenariale. L’État demeure chef de file en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, mais la commune dispose d’un rôle central de coordination, d’accueil et d’orientation de proximité.

La faisabilité est élevée, grâce à l’existence de dispositifs nationaux et territoriaux déjà opérationnels, et à l’appui de formations reconnues, notamment celles du CNFPT et des associations spécialisées agréées.

Le budget est estimé entre 48 000 et 67 000 euros par an, couvrant :

  • le fonctionnement du guichet unique et le temps de coordination,
  • les formations des agents municipaux, personnels éducatifs et police municipale,
  • les actions de prévention, de sensibilisation et les outils de signalement.

Le financement peut mobiliser :

  • l’ARS, au titre de la santé publique,
  • la MIPROF, pour les actions de prévention et de formation,
  • la Métropole et le Département, via les volets social, éducatif et protection de l’enfance,
  • un complément d’autofinancement communal limité, principalement pour la communication et les actions locales.

Concernant la police nationale, la commune ne se substitue ni à l’État ni à la hiérarchie policière.

Elle propose cependant, en lien avec la Préfecture, l’ouverture de certaines sessions de formation territorialisées aux forces de sécurité intervenant sur le territoire communal.
Ces formations, co-organisées avec les services de l’État, peuvent être intégrées aux dispositifs existants, sans surcoût significatif pour la commune.

Les coûts afférents à la participation éventuelle de la police nationale relèvent des financements de l’État et des dispositifs interministériels existants, la contribution communale se limitant à l’ingénierie, à la coordination locale et à la mise à disposition logistique.

Erratum
À la suite d’un échange avec Madame Laure Deschamps, adjointe à la Solidarité de la mandature actuelle, il apparaît que plusieurs des dispositifs que nous proposions en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles existent déjà à Écully et ont été mis en place au cours de la mandature.

Ces actions, qui n’étaient pas facilement identifiables dans les documents publics, méritent d’être reconnues.

Nous remercions Madame Deschamps pour le travail engagé sur ce sujet essentiel.

La lutte contre les violences sexistes et sexuelles exige de la continuité et une coopération entre tous les acteurs locaux. Nous serons donc heureux de travailler avec elle et avec l’ensemble des partenaires concernés afin d’aller plus loin lors de la prochaine mandature.

Dans cet esprit, nous complétons cette mesure par une proposition supplémentaire visant à structurer plus largement la politique municipale de prévention, de protection et d’égalité.

Léon C.
Aller plus loin dans la lutte contre les violences et les discriminations, en poursuivant avec Laure Deschamps le travail engagé et en intégrant les recommandations de ‘Nous Toutes‘ (Rhône).
Vision politique

La lutte contre les violences sexistes et sexuelles ne peut pas se limiter à l’accueil des victimes et à la formation des professionnels. Ces dispositifs sont indispensables, mais ils doivent s’inscrire dans une politique publique plus large de prévention des violences et des discriminations.

Les communes disposent pour cela de leviers concrets. Organisation de l’espace public, accès aux services publics, politiques sportives, culturelles et éducatives, soutien aux associations ou prévention auprès des jeunes. Autant de domaines où l’action municipale peut contribuer à réduire les violences et les inégalités dans la vie quotidienne.

À Écully, plusieurs initiatives ont déjà été engagées au cours de la mandature actuelle, notamment sous l’impulsion de Laure Deschamps. Elles constituent une base solide.

L’objectif est désormais d’aller plus loin en structurant une politique municipale transversale, inspirée notamment des recommandations de l’association ‘NousToutesRhône‘, afin que la prévention des violences et l’égalité deviennent des principes durables de l’action municipale.

Mise en oeuvre concrète

La commune met en place un plan municipal transversal de prévention des violences et des discriminations, intégré à l’ensemble des politiques publiques locales.

La coordination est confiée à un élu ou une élue référente “égalité et prévention des violences”, chargé de suivre les actions engagées, de coordonner les services municipaux et d’assurer le lien avec les associations et les partenaires institutionnels.

La municipalité intègre progressivement ces enjeux dans plusieurs domaines d’action :

  • L’aménagement de l’espace public, notamment l’éclairage, les cheminements et l’accessibilité des équipements
  • Les politiques sportives, culturelles et associatives, afin de garantir un accès réellement égal aux activités et aux équipements
  • Les politiques éducatives et jeunesse, par des actions de prévention et de sensibilisation adaptées aux différents publics

La commune développe également des actions de prévention dans l’espace public et les lieux festifs, en lien avec les organisateurs d’événements, les associations et les services municipaux concernés.

Enfin, la ville renforce son partenariat avec les associations spécialisées dans la lutte contre les violences et les discriminations, notamment pour la prévention, la sensibilisation et l’accompagnement des victimes.

Ces actions s’inscrivent dans une logique de continuité avec les dispositifs déjà existants sur la commune et visent à structurer durablement une politique municipale cohérente en matière d’égalité et de prévention des violences.

Faisabilité, financement et chiffrage

La faisabilité de cette mesure est élevée. La plupart des outils nécessaires existent déjà au niveau national, métropolitain ou associatif. La commune intervient principalement comme organisatrice, coordinatrice et partenaire des acteurs locaux.

La mise en œuvre repose donc moins sur la création de nouvelles structures que sur l’intégration progressive de ces enjeux dans les politiques municipales existantes et sur le renforcement des coopérations avec les associations spécialisées.

Le coût direct pour la commune reste limité.

Le budget annuel est estimé entre 30 000 et 50 000 euros, couvrant :

  • La coordination politique et administrative de la démarche
  • Les actions de prévention et de sensibilisation
  • Le soutien aux associations partenaires
  • Les outils de suivi et d’évaluation

Plusieurs sources de financement peuvent être mobilisées :

  • La MIPROF, pour les actions de prévention et de formation
  • L’Agence régionale de santé, au titre de la santé publique
  • La Métropole de Lyon et le Département du Rhône, dans le cadre des politiques sociales et éducatives
  • Des dispositifs nationaux ou européens dédiés à l’égalité et à la prévention des violences.

La participation financière directe de la commune reste donc modérée, tout en permettant de structurer une politique publique locale durable.

Prévenir les addictions, les drogues et les arnaques par une action locale coordonnée
Vision politique

La commune n’a ni vocation ni moyens à mener une politique répressive en matière de drogues, d’addictions ou d’escroqueries. En revanche, elle dispose d’un levier décisif en matière de prévention, d’information et d’orientation précoce.
L’objectif est clair : agir en amont, protéger les publics les plus exposés, jeunes comme seniors, et éviter que des situations évitables ne dégénèrent en ruptures sociales, familiales ou sanitaires.

Mise en oeuvre concrète

La commune met en place un point d’écoute et d’orientation santé-sécurité accessible, appuyé sur un réseau local associant professionnels de santé, CCAS, établissements scolaires, clubs sportifs, associations spécialisées et police municipale.
Des actions ciblées sont déployées : ateliers de prévention pour les jeunes, campagnes d’information sur les addictions et les usages numériques, sessions spécifiques de sensibilisation aux arnaques et cyberfraudes à destination des seniors.
La démarche repose sur la coordination, la pédagogie et la capacité à orienter rapidement vers les bons interlocuteurs.

Faisabilité, financement et chiffrage

La compétence est partagée entre la commune et la Métropole au titre de la santé publique et de la prévention. La faisabilité est élevée, grâce à des partenariats locaux déjà existants et à des dispositifs nationaux mobilisables.
Le budget est estimé entre 46 000 et 68 000 euros par an, couvrant le point d’écoute, les ateliers de prévention, les actions anti-fraude seniors et la communication.
Le financement peut mobiliser l’ARS, la Métropole, des organismes nationaux de prévention, ainsi qu’un autofinancement communal limité pour les actions de proximité.

Consolider l’accès aux soins de garde et la sécurité sanitaire de proximité
Vision politique

La sécurité sanitaire du quotidien repose d’abord sur l’accès réel aux soins de proximité, en particulier en soirée et le week-end.
Lorsque des dispositifs existent déjà sur le territoire, le rôle de la commune n’est pas de les dupliquer, mais de les consolider, de les rendre lisibles et accessibles à l’ensemble des habitants, quels que soient leur quartier ou leur situation.

L’enjeu est de renforcer une réponse locale cohérente, visible et coordonnée, afin d’éviter les ruptures de prise en charge et la saturation inutile des urgences hospitalières.

Mise en oeuvre concrète

La commune s’appuie sur la maison médicale de garde récemment créée aux Sources / Pérollier, en travaillant à son intégration pleine dans la politique municipale de santé et de sécurité.
Elle accompagne son fonctionnement par une meilleure information du public, une signalétique claire, une coordination avec la police municipale et les services de secours, et un lien renforcé avec les dispositifs communaux de prévention (canicule, grand froid, publics fragiles).

En parallèle, la commune généralise l’installation de défibrillateurs dans les équipements publics, forme les agents municipaux aux gestes de premiers secours et déploie un système d’alerte communale en cas d’urgence sanitaire ou climatique.

Faisabilité, financement et chiffrage

La compétence est communale, en articulation avec l’ARS, les professionnels de santé et la Métropole.
La faisabilité est élevée, car elle repose sur un équipement existant, complété par des actions de coordination, de prévention et de formation.

Le budget est estimé entre 90 000 et 150 000 euros par an, couvrant l’appui au fonctionnement du dispositif existant, les formations, les équipements de sécurité sanitaire et les outils d’alerte.
Le financement peut mobiliser l’ARS, la Région, la Métropole, des partenariats associatifs, ainsi qu’un autofinancement communal maîtrisé.

Une sécurité du quotidien, humaine et transparente

La sécurité à Écully ne se résume ni à l’armement ni à la surveillance.
Elle commence par des trottoirs entretenus, des espaces publics lisibles, un éclairage juste, des services de santé accessibles et des liens sociaux solides.

Notre objectif est clair : protéger sans faire peur, prévenir sans punir, agir sans démagogie.

La commune doit retrouver une vision globale et cohérente de la tranquillité publique, fondée sur plusieurs piliers indissociables :

  • une police municipale responsable, encadrée et transparente, respectueuse des habitants comme de ses agents, avec un dialogue assumé sur ses missions, ses conditions d’exercice et sa doctrine d’emploi ;
  • un urbanisme sûr et lisible, permettant à chacun, piéton, cycliste, enfant, senior ou personne en situation de handicap, de circuler sereinement ;
  • une prévention sociale active, reposant sur la médiation, la santé, l’éducation et la présence humaine ;
  • un engagement ferme contre les violences sexistes et sexuelles, fondé sur l’écoute, la coordination et la protection des victimes ;
  • une action sanitaire et solidaire capable de répondre aux situations d’urgence, aux addictions et aux vulnérabilités.

La sécurité communale n’est pas un domaine réservé ni une affaire de posture.
C’est un travail collectif, associant habitants, élus, agents municipaux, associations, professionnels de santé et institutions publiques.

Elle suppose de la cohérence, de la continuité et une exigence simple mais rare : rendre des comptes plutôt que multiplier les effets d’annonce.

À Écully, nous ferons de la sécurité un bien commun : un cadre de vie apaisé, une ville accessible à tous, et une action publique fondée sur la confiance, la méthode et la responsabilité.

Sources & bibliographie
Données statistiques et méthodologiques
  • INHESJ, éléments méthodologiques sur la délinquance et la tranquillité publique.
  • ONDRP, séries statistiques départementales antérieures à 2012.
  • SSMSI / Interstats, atlas départementaux et données consolidées 2016–2024.
  • Insee, données démographiques locales et structure par âge.
Références juridiques et institutionnelles
  • Code de la sécurité intérieure, dispositions relatives aux compétences et à l’armement de la police municipale.
  • Textes réglementaires préfectoraux encadrant l’armement, la formation et le contrôle des polices municipales.
  • Dispositifs nationaux de prévention de la délinquance et de tranquillité publique.
  • Cadres nationaux et départementaux relatifs à la prévention routière et à la sécurité des déplacements.
Prévention, violences et politiques publiques locales
  • MIPROF, référentiels et guides relatifs aux violences, 2020–2024.
  • ARS, documents de santé publique relatifs à la prévention, aux addictions et aux violences intrafamiliales.
  • CIDFF, ressources nationales et locales.
  • Travaux institutionnels sur la prévention des violences sexistes et sexuelles et la coordination territoriale.
Sources locales et internes
  • Observations de terrain réalisées à Écully dans le cadre du travail municipal (2024–2025).
  • Échanges avec des acteurs locaux : agents municipaux, personnels éducatifs, professionnels de santé, associations.
  • Données communales relatives à l’éclairage public, à la voirie de proximité, à la police municipale et aux dispositifs de médiation.